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L’utilité de la puce électronique

Rappelons-le en préambule : depuis le 1er janvier 2019, tous les chats de Belgique doivent légalement être identifiés par puce électronique. Mais bien au-delà de l’obligation légale, pucer son chat a une réelle utilité !

Plus de chance de le retrouver

Si vous tenez à votre animal, l’identifier par puce électronique augmente fortement les chances de le retrouver s’il s’égare. En France, une étude [1] menée en 2016 par TNS/Sofres à la demande de l’Icad [2] déterminait que :

On peut imaginer que la situation doit être au minimum semblable en Belgique, et peut-être même plus favorable puisque notre pays comporte beaucoup moins de zones très rurales « à l’abri de tout regard » que notre voisin.

Les (mauvaises) raisons de ne pas pucer son chat

Parmi les raisons les plus souvent évoquées pour ne pas identifier électroniquement son chat, deux dominent.

1. « Ça coûte cher »

Certes, ça coûte un peu d’argent : environ 50 euros, visite du vétérinaire comprise, chez un praticien pratiquant des prix raisonnables. Je vais être dure mais si votre chat ne vaut pas cette somme-là à vos yeux, peut-être feriez-vous mieux de ne pas en avoir. Bien entendu, je ne nie pas les difficultés financières de certaines personnes pour lesquelles 50 euros peut représenter une petite fortune. A fortiori si elles ont plusieurs chats. Mais il existe des solutions pour adoucir la note.

2. « Mon chat ne sort pas »

C’est exactement ce que se sont dit 100% des propriétaires de « chats d’intérieur » non identifiés qui ont demandé à publier une annonce sur un site ou une page Facebook pour animaux perdus. Et croyez-moi, ils sont nombreux !

Nul n’est à l’abri de voir son animal s’échapper. Un chat qui vous file entre les jambes, qui profite d’une porte ou d’une fenêtre mal fermée, qui tombe d’un balcon … ça arrive plus vite qu’on ne le croit et pas qu’aux autres ! Ce chat ne connaissant pas l’extérieur est d’autant plus apeuré et n’a aucun repère dans son environnement, ce qui augmente son risque de s’égarer.

Plus rarement, mais suffisamment fréquemment pour l’évoquer, des chats s’échappent de leur caisse de transport en allant chez le vétérinaire, lors d’un accident de voiture ou encore lors d’un cambriolage.

Pas une garantie, mais tout de même…

Soyons honnête : la puce électronique ne donne pas la garantie absolue de retrouver son chat. Mais tout de même : de plus en plus de particuliers sont informés et acquièrent le réflexe de faire vérifier la présence d’une puce lorsqu’ils trouvent un animal.

Côté refuges et vétérinaires, ce sera leur premier geste si un animal trouvé leur est déposé. De plus en plus de communes (police) sont également sensibilisées. Si l’animal est identifié (et que vos coordonnées sont à jour auprès de l’organisme d’enregistrement), vous serez averti immédiatement et vous récupérerez votre chat chéri sans délai.

A l’inverse malheureusement, nombre de chats trouvés non pucés ne retrouvent jamais leurs propriétaires.

Tout cela pour une économie de quelques malheureux euros… :-(

En savoir plus sur la puce d’identification électronique

La puce électronique est un petit cylindre de la taille d’un grain de riz. Elle est implantée sous la peau au moyen d’un trocart (sorte de grosse seringue). Le plus souvent, c’est totalement indolore pour le chat qui a un épiderme bien moins sensible que le nôtre.

Cette puce est résistante (elle durera toute la vie du chat) et infalsifiable. Elle contient un petit émetteur radio dont le signal se lit moyennant un lecteur spécial. La lecture donne accès au code d’identification composé de 15 chiffres.

Entrer ces 15 chiffres dans l’interface web de l’organisme d’identification donne alors automatiquement accès à la description du chat et aux coordonnées du propriétaire. En Belgique, toute personne peut le faire ; en France, vous obtiendrez la description du chat mais seuls les professionnels ont accès aux coordonnées.

Qui dispose d’un lecteur de puce ?


[2L’I-CAD est, depuis 2013, le gestionnaire “Fichier National des Identifications des Carnivores Domestiques” en France.