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Augmenter l’espérance de vie de son chat

Nos chats vivent de plus en plus longtemps. Cette augmentation de leur espérance de vie est liée aux progrès de la médecine vétérinaire d’une part et à une attention accrue des propriétaires aux soins et aux conditions de vie de leurs compagnons à 4 pattes.

Une progression constatée

Une étude publiée en 2014 par l’université d’Edimbourg (Grande-Bretagne) révélait que l’espérance de vie des chats avait augmenté de 20% en dix ans. D’autres résultats publiés en France par Facco/TNS Sofres estiment que leur durée de vie moyenne a augmenté de 18 mois entre 2006 et 2014.

Si les différentes recherches donnent des résultats variables, toutes s’accordent à dire que nos chats vivent de plus en plus vieux. A tel point que l’International Cat Care a récemment mis à jour son tableau de correspondance « âge chat – âge humain ».

Les facteurs qui influencent l’espérance de vie

La prévention des maladies, une médecine de plus en plus pointue, une meilleure alimentation et une vie d’intérieur plus fréquente ont permis une plus grande longévité des chats. Aujourd’hui un chat peut vivre plus de 20 ans s’il est stérilisé, soigné et nourri correctement et si l’on entretient sa forme notamment en l’incitant à bouger.

Le chat détenant le record de longévité s’appelait Creme Puff, une femelle décédée en 2005 à l’âge vénérable de 38 ans et 3 jours. [1]

La stérilisation

Un chat européen « entier » vit entre 10 et 15 ans. La stérilisation augmente sensiblement sa longévité : on considère que l‘espérance de vie d’un chat stérilisé est d’environ 20 ans.

Le chat entier est guidé par le besoin d’assouvir son instinct de reproduction. Il s’éloignera davantage de la maison pour trouver un partenaire sexuel, il pourra même fuguer plusieurs jours, s’exposant à de nombreux risques d’accidents. En s’éloignant de son territoire pour chasser un autre mâle ou pour suivre une femelle, il peut aussi s’égarer.

Chez le mâle non castré, les bagarres pour une femelle ne sont pas rares et peuvent être très rudes. Elles entraînent un risque de blessures, parfois sévères et augmentent la possibilité de contracter une maladie contagieuse. La transmission de maladies guette aussi mâles et femelles lors des accouplements. Enfin, les femelles s’exposent à une infection de l’utérus.

Chez la femelle non stérilisée, les tumeurs mammaires sont fréquentes. La stérilisation réduit considérablement le risque de contracter ces cancers.

Le mode de vie du chat

Chat d’extérieur

Si autrefois la plupart des chats vivaient à la campagne autour des fermes, avec pour mission de débarrasser les granges des rats et souris, la situation a bien changé en quelques générations. Le chat a, au fil du temps, acquis pleinement son statut d’animal de compagnie au même titre que le chien.

Le nombre de félins vivant en appartement a fortement augmenté. Et avec la circulation automobile toujours plus dense, nombreux sont les propriétaires de maisons indépendantes qui font également le choix de ne plus laisser sortir leur chat. Ainsi cantonnés à l’intérieur, les chats ne sont plus exposés aux milles dangers de la rue : accidents, maladies, empoisonnement, maltraitance, froid, etc.

Chat d’intérieur

Par contre, un autre risque guette le chat sédentaire : l’obésité. Si les propriétaires n’y prennent garde, ce surpoids peut entraîner de gros soucis de santé. « En cas d’obésité, la probabilité que le chat décède entre 8 et 12 ans est doublée. » [2]

Il est donc important de veiller à une alimentation de qualité et justement dosée. Il est tout aussi crucial de faire bouger votre chat en organisant au moins 2 fois par jour une partie de jeu avec lui. Outre les bienfaits pour sa santé, ces échanges autour du jeu tisseront un lien de complicité encore plus fort entre vous et peuvent aussi régler de nombreux problèmes comportementaux.

L’alimentation

Qu’il sorte ou pas, la qualité de vie du chat dépend grandement de son alimentation. Celle-ci doit être de bonne qualité, riche en protéïnes animales, pauvre en sel et en glucides et contenir le moins de céréales possibles.

L’insuffisance rénale chronique est la première cause de mortalité chez le chat (on exclut ici le chat errant, la problématique est tout autre). Evitez à tout prix les marques de supermarché, trop salées ! Veillez aussi à ce que votre animal ait toujours de l’eau à disposition et boive en suffisance ; les chats s’hydratent bien souvent trop peu. Troquez tout ou partie des croquettes contre de la nourriture humide : son taux d’humidité varie avoisine le plus souvent les 70%, apportant un complément de liquide bienvenu.

De plus en plus de marques proposent des gammes sans céréales. Si elles sont souvent un peu plus chères à l’achat, c’est un bon investissement : plus nutritives, le chat doit en manger moins pour être rassasié. Il reste également en meilleure santé à long terme, vous évitant des frais vétérinaires.

L’alimentation pour chat est une jungle dans laquelle il est bien difficile de se retrouver et fera l’objet d’autres articles sur ce site.

La race

Les chats européens sont souvent plus robustes que les chats de race. « Les sélections réalisées avec les chats de race pour obtenir telle ou telle caractéristiques ont provoqué l’apparition de sensibilités propre à chaque race de chat et qui en font des individus naturellement plus fragiles que leurs cousins. » [3]

La prévention

Aménager sa maison pour éliminer un maximum de risque d’accidents et être attentif à ne laisser traîner aucun objet dangereux fait aussi partie des réflexes qui peuvent augmenter l’espérance de vie de votre chat. N’oubliez pas : vous avez affaire à un être curieux et particulièrement acrobate. Essayez de regarder votre intérieur avec les yeux de votre chat.

Attention aux empoisonnements : plusieurs aliments et certaines plantes sont toxiques pour votre chat. Les produits d’entretien font aussi partie des choses à tenir à l’écart.

Lorsque vous manipulez votre chat lors des séances de jeux ou de câlins, vérifiez ses yeux, ses oreilles, inspectez son pelage et sa peau : sans sombrer dans la paranoïa, détecter au plus tôt la moindre anomalie peut éviter qu’un petit souci ne dégénère.

Le chat souffre généralement en silence, mais vous le connaissez mieux que quiconque : une modification de son comportement ne doit pas vous échapper et doit vous alerter. Il peut être le signe d’un problème de santé : consultez le vétérinaire en cas de doute.

Les soins

Les maîtres suivent de plus en plus leurs animaux d’un point de vue médical et souhaitent les meilleurs soins pour lui.

Vacciner son chat lui évitera de nombreuses maladies courantes. Le rappel annuel des vaccins est en outre l’occasion d’un contrôle préventif des maladies. Le vétérinaire pourra aussi surveiller la bouche de votre chat ; des problèmes de dentition peuvent en effet être la source de plusieurs ennuis de santé plus graves.

Conclusion

Tant de choses pourraient être dites sur les facteurs qui influencent la santé, la vie et la longévité de votre chat ! Tout en gardant à l’esprit que personne ne peut parer à tout danger. La fatalité peut aussi parfois s’en mêler.

Il faut que votre chat vive sa vie : trop le mettre sous cloche le rendrait malheureux. Mais avec un peu d’attention et l’acquisition de quelques bons réflexes, vous pouvez mettre le plus de chance possible de votre côté pour qu’il vive longtemps et en bonne santé.